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lundi 31 décembre 2007
Sarkozy : le syndrome Drucker
Par Nicolas Jouandet

Il n'y aura bientôt plus en France que deux professionnels de la télé à oser le direct: Sarko et Drucker. Ce soir, le président délivre ses voeux en direct et en mouvement. J'y vois un signe de la peopolisation de la vie politique plus fort que l'étalage de la vie privée, quand bien même celle-ci consiste à partager la vie d'une mannequin à la retraite ou d'un vieux loup de mer. Car vraiment qu'est-ce qui obligeait l'Elysée à faire un tel tapage autour de la nouvelle formule des voeux présidentiel, avec son dispositif de caméras mobiles et son happening live? Pourquoi la fonction présidentielle ne s'accommode-t-elle plus, en 2008, d'immobilité et de froideur ? C'est sans doute un peu l'époque qui le veut (c'est à dire nos attentes de téléspectateurs) et la personnalité du chef de l'état, plus près de l'action et de l'immédiateté que de la réflexion posée, dans un fauteuil profond.
Gageons qu'il n'y aura pas de feu allumé dans la cheminée. Je me demande même si l'on entendra cette vieille formule, qui n'existe plus que dans les messages présidentiels et la presse sportive, je veux parler du mot "compatriote". Réponse dans 1 heure et 33 minutes.
17:22
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Commentaires
Bon, il l'a dit finalement, "compatriotes". Et plutôt deux fois qu'une. Tant pis pour la rupture.
Postée par nicolasJ le lundi 31 décembre 2007 à 21:16
Intéressante analyse. Je n'ai pas vu ces voeux, j'ai séché...
Postée par Cécile de Quoide9 le samedi 12 janvier 2008 à 20:30

