vendredi 25 mai 2007

Bon plan n°5: danse avec les arbres
Par Nicolas Jouandet

Je m'inquiète. A l'heure où je publie ce bon plan "à la Jean-Mimi", il est sous l'orage (énorme) qui balaie Paris, en train de tourner le prochain épisode (qui s'annonce très très aquatique). Jean-Michel: tu gagnes ta place au paradis des vidéastes passionnés. A la même heure, Rahabi devait nous concocter un reportage sur les "free hugs", en vain puisque ça a été annulé. Raison de plus pour profiter de la quiétude de votre desk et savourer cet épisode n°5. Un bon plan un tantinet New Age mais bucolique à la fois.
Explications de Jean-Michel: "Armelle Devigon est chorégraphe. Il y a quelques années, elle a été contrainte d’improviser un solo contre le tronc d’un grand hêtre. Ou plutôt « avec» l'arbre. Le solo devint alors duo. Aujourd’hui, elle invite l’homme de bureau des temps modernes à les rejoindre dans la danse. Chaque week-end, en banlieue parisienne, on vient se ressourcer à ses balades méditatives en forêt, tout en assistant à des performances chorégraphiques uniques, histoire de rester « branché ».

réservations : 01 69 90 67 37
mobile : 06 87 03 69 47
écrire à Armelle: compagnie-lle@laposte.net

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mardi 08 mai 2007

Six mai, deux Frances, un président
Par Nicolas Jouandet

Ci-dessous, deux videos tournées en parallèle par Jean-Michel Roche et Rahabi Ka, assistée de Catherine Ode, le soir de l'élection de Nicolas Sarkozy. Ambiance festive et passablement superficielle (mais la victoire peut-elle être receuillie ?) dans les beaux quartiers de Paris, atmosphère désappointée et toujours grave à Clichy-sous-Bois. C'est un peu mécanique, un soir de scrutin à deux tours, une moitié de la France est remontée contre l'autre. Au nouveau président de recoller les morceaux, dès qu'il aura fini son "trip Onassis".
(videos tournées par 1835 pour l'Express.fr)




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jeudi 08 février 2007

La Masterclass de Maître Lynch
Par Jean-Michel Roche

Une masterclass animée par David Lynch, à Paris...j'avais du mal à imaginer le grand cinéaste dévoiler ses théories, ses astuces de mise en scène, les fondations de son arts..."naïf" que d'espérer le voir nous donner un cours de son cinéma si difficile à cerner. Et en effet : point de mise en situation particulière, mais à la place, une grande leçon de philosophie.
Une démonstration sous la forme d'une interview et d'échanges avec le public pendant lesquelles le cinéaste à pris soin d'expliquer sa démarche pour démarrer un processus créatif.
Voici un extrait de son discours. Lynch revient sur l'élément déclencheur de sa carrière de cinéaste : une anecdote personnelle, mais aussi une idée de la simplicité nécessaire pour recevoir et comprendre son oeuvre.

20:18 | Commentaires (0) | TrackBack

samedi 22 avril 2006

Encore un journaliste gagné à la cause !
Par Nicolas Jouandet

Le blog est (de plus en plus souvent) la continuation du journalisme par d'autres moyens. Une nouvelle illustration m'en a été donnée lors d'une visite au Nouvel Observateur, pour y rencontrer Olivier Toscer. Bien que bénéficiant d'une situation enviable dans un magazine remarquable, Olivier a décidé (il me l'annonce dans cette video) de se lancer dans un blog personnel. Il m'explique comment le blog permet à un journaliste de s'affranchir de certaines contraintes (économiques ou de convenances) courantes au sein des médias classiques.
Ainsi, après avoir écrit un livre-enquête sur Bernard-Henri Levy, Olivier a constaté qu'il valait mieux compter sur son propre blog que sur les grands médias pour en faire la promo ... Et miracle: le livre a bien marché!


En ligne: chroniques béachéliennes, portail des blogs du Nouvel Observateur, quant à Olivier il s'interroge sur la meilleur plateforme pour ouvrir son blog sur la police. Vous pouvez lui laisser vos conseils en commentaires ou lui écrire

21:51 | Commentaires (0) | TrackBack

vendredi 21 avril 2006

Matins vermeils
Par Nicolas Jouandet

Kronikhall inaugure aujourd'hui un espace tribunitien où seront publiées des contributions extérieures. Aujourd'hui, un texte d'Hervé Glevarec, chercheur habitué à appliquer sa sociologie à l'étude des radios, leur public, leur discours. Récemment il a publié Libre Antenne, à propos des radios jeunes et il y a 5 ans, il s'était penché sur France Culture. (France Culture à l'oeuvre, CNRS Editions). En bon intellectuel, il est un habitué du 7/9 de la chaîne, une tranche animée par Nicolas Demorand. En auditeur exigeant, il regrette que sa génération (des trentenaires) soit aussi peu représentée dans l'émission. Je lui ai fait remarquer que récemment de "jeunes" blogueurs avaient eu les honneurs de France Culture (ici et ), à quoi il a répondu: "ça ne change pas beaucoup le modèle qui consiste à inviter des cinquantenaires pour les discussions intellectuelles et les trentenaires quand il s'agit de témoigner d'eux-mêmes..."
photo Pascal Gely/RF


Pour la pluralité des générations aux Matins de France Culture
par Hervé Glevarec

Durant le dernier semestre 2005, sur les 105 invités (dont on a pu identifier l'âge, 14 manquent) de Nicolas Demorand, producteur de l'émission Les Matins de France Culture, la moyenne d'âge a été de 57,3 ans. La médiane était, elle, située à 56,5 ans. Quant au premier quartile (25 % des plus jeunes invités), il était de 51,6 ans, le troisième quartile de 64 ans ! Comme disent les québécois, cela fait une toute petite "boîte à moustaches". Moustaches aussi parce que la parité sexuelle est un lointain horizon. Il y a eu 81 % d'hommes pour 19 % de femmes invitées. Un coup d'œil rapide sur la liste des participants depuis le début de l'émission en 2002 laisse entrevoir qu'il faudrait une sérieuse manœuvre de son producteur pour rattraper la parité des sexes, et la pluralité des âges. Chercheur, né en 1969, appartenant à une génération qui a pourtant connu le déclin des maîtres à penser, nous sommes surpris de n'entendre dans l'émission du matin de France Culture, animé - pourtant - par un producteur trentenaire, exclusivement des invités de la cinquantaine ou de la soixantaine. Tout le monde ayant le droit de cité en régime démocratique, où sont donc les "jeunes" invités intellectuels, responsables culturels et autres chercheurs de la trentaine ou de la quarantaine ? Le paradoxe est bien en effet d'avoir un producteur trentenaire qui n'invite que des cinquantenaires !

La majorité écrasante des invités de Nicolas Demorand sont nés entre 1941 et 1954. En dehors de ces années, patrimoniales, il n'y a quasiment aucun représentant. Comment se fait-il que l'activité intellectuelle, la recherche et la pensée politique en viennent à être incarnées en ce lieu symbolique qu'est France Culture par les seuls cinquantenaires et soixantenaires ? Le paradoxe serait alors qu'un producteur cache derrière son âge une émission qui semble faire écho dans le registre intellectuel à ce que Louis Chauvel décrivait dans un texte récent (Le Monde du 7 mars 2006) à propos des rapports générationnels entre vingtenaires, trentenaires et cinquantenaires : une présence forte des générations du baby-boom et une absence marquée des plus jeunes, dans le cas présent une représentation médiatique et intellectuelle déséquilibrée. Qu'est-ce qui explique cette si faible diversité des générations ? Une situation particulière de cohabitation des générations se caractérisant par le maintien d'un fort pouvoir des aînés ? Un tropisme du producteur qui n'invite que des aînés de 25 ans ? Une concurrence typique, ou plus simplement un embarras, du producteur-journaliste en présence d'invités intellectuels trop proches en termes d'âge (les producteurs de France Culture semblent s'autoriser davantage qu'avant à suivre le modèle du producteur-intellectuel exprimant autant ses propres opinions qu'il anime un débat) ? Nicolas Demorand pense-t-il que ce qui fait la légitimité de France Culture ce sont les générations des plus de 50 ans ? Est-ce une stratégie "politique" qui consiste à inviter des intellectuels contemporains de nos députés ? Est-ce que, comme média, France Culture, lors de son prime time, est soumis à l'exigence de choisir des personnes "visibles", qu'elle trouve logiquement plutôt chez les cinquantenaires ou soixantenaire que chez les trentenaires ou quarantenaires ? Il suffit de regarder qui sont les invités du matin pour voir qu'un des critères semble être la notoriété et/ou la position statutaire des personnes associée à la condition d'une publication ou d'une manifestation publique les impliquant. On se devait de noter cette absence des trentenaires et quarantenaires et de dire un certain agacement face à une si faible diversité des générations intellectuelles. Personne ne souhaite que France Culture devienne définitivement la radio des catégories supérieures et des plus de 50 ans. Il est tentant qu'à ce rythme nos petits camarades ne se reconnaissent plus dans France Culture, leur radio secondaire, n'y trouvant ni l'écho de leur génération, ni celui de leurs travaux. Les chercheurs de tous domaines s'appuyant sur la "vérité" et les journalistes sur la "démocratie", rocs professionnels indépassables, les premiers ont donc le droit de rappeler les professionnels des médias au respect de ce qui fondera en dernier recours leur légitimité et leur discours, à savoir d'être "représentatifs", "équilibrés", "contradictoires". Ce n'est pas le cas en ce moment sur l'antenne du matin de France Culture en termes d'âge et de sexe.






Hervé Glevarec, chargé de recheche au C.N.R.S. (Clersé-Ifresi). Auteur d'un livre sur France Culture à l'œuvre (CNRS Editions) en 2001 et sur la Libre antenne radiophonique et les adolescents, Libre antenne, (Colin-INA)
Sa page web

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mardi 04 avril 2006

Le Gore-tex, la sémiologue et la crise de régime
Par Nicolas Jouandet

Nathalie Brion est une jeune femme pleine d'allant, qui veut dynamiser son entourage, les plus ou moins trentenaires et dans la foulée toute la société française.
Dans l'entretien qu'elle m'a accordé, elle évoque bien sûr l'individualisme de nos contemporains (les individus "Gore-Tex"), mais aussi la crise du CPE, qui selon elle n'est pas un mouvement social mais un mouvement du peuple contre les élites. Le deuxième clip video passe en revue les aspects politiques, la responsabilité de Jacques Chirac, et les perspectives de rebond...
Si les analyses de Nathalie Brion vous intéressent, lisez La Bulle, écrit avec Jean Brousse et publié aux éditions de la Table Ronde. Si vous voulez rejoindre son action citoyenne, rendez-vous sur le blog de Générations d'idées.

Première question: "un individu Gore-Tex, qu'est-ce que c'est?"

La partie (2) de la video est à voir ici:

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