
Parlons avec Xia Yong (prononcer "cha yon").
Le lendemain du passage (express) de la flamme pékinoise à Paris, et après les constats sévères qui s'imposaient, nous observions avec surprise une "avancée" dans le traitement de l'information sur place : où pour la première fois, depuis le périple du symbole olympique, le peuple chinois apprend de source officielle qu'au delà des frontières gronde une certaine rumeur contestatrice...
Xia Yong représente l'agence Xinhua (Chine Nouvelle). Il a participé à la production de cette information pour la Chine, depuis Paris où il est journaliste correspondant étranger.
Une demi-heure d'entretien est le résultat de notre rencontre - entretien réduit ici à une substance de 9mn ; un dialogue où les mots qui fâchent et autres sources de conflits sont évoqués sans détour, avec à chaque échange la volonté de s'en expliquer. Sur fond de décryptage des cultures, Xia Yong nous offre au final un point de vue souriant mais monolithique, qui pourra même s'avérer inquiétant.
Mais au-delà de l'« ouverture » nouvelle des médias chinois, cette rencontre fut provoquée avant tout par les évènements parisiens de la veille :
Etiez-vous place de l'Hôtel de Ville, ce lundi 7 avril, sous les bouquets d'étendards tibétains, chinois ou français ?
Etiez-vous de ceux qui ont fait fleurir devant la mairie de Paris ces débats improvisés, entre "défenseurs des droits de l'homme" et "chinois nationalistes" ?
Car si la foultitude de reportages traitant de la journée fiasco pour la flamme s'y est peu intéressée - mettant l'accent sur l'importance du mouvement contestataire et des "accidents de parcours" - des débats inattendus ont bel et bien eu lieu.
L'on pouvait y voir des échanges vigoureux pour le moins atypiques, parfois houleux mais toujours passionnés, entre défenseurs de la démocratie à l'occidentale et chinois convaincus des bienfaits de la gouvernance chinoise. Le journaliste trop accoutumé à suivre ce type de débats dans la sphère élitiste des représentants gouvernementaux n'avaient qu'à bien se tenir.
Et pourtant, seconde surprise, force était de constater que ces véritables joutes verbales n'aboutissaient à presque rien. Stérilité. Aucun alignement de pensées.
Quelque chose clochait. …à l’évidence, un certain choc culturel éclatait au grand jour.
C’est de lui que Xia Yong s’entretient ici.
Ce point de vue du « porte parole » de l’agence Chine Nouvelle peut utilement être éclairé sous un autre angle. Notamment en lisant le rapport à charge produit par "Reporter Sans Frontières" (déjà eux!) datant d’Octobre 2005 et entièrement dédié à l'étude de
cette drôle d'agence, plus de renseignement et de propagande que d'information.
Lire le rapport de RSF :
http://www.rsf.org/IMG/pdf/Rapport_Xinhua_Fr-2.pdf
Visiter le site de l’agence Chine Nouvelle Xinua :
http://www.french.xinhuanet.com/french
J'ai toujours apprécié le travail des équipes de Newzy. Bien avant que nous devenions un de leurs fournisseurs habituels de videos. Aujourd'hui, Benoit Peuchot lance un satellite du magazine en ligne, nettement plus orienté Management, et nous y sommes associés. La forme des videos que nous faisons pour NewzyExecutive reste encore à affiner, mais c'est une superbe initiative et je suis ravi d'y participer. ]]>


-vous n'êtes pas sensible au charme du garçon
-vous n'avez aucun projet à lui pitcher
-vous avez déjà bouclé votre tour de table
Pour info, cette bribe d'interview fait partie de l'entretien accordé par Gilles pour newzy.fr, lors de la convention du Medef. Merci à lui. Je mettrai le lien ici dès publication.
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Je retombe sur les différents graphismes que m'avait proposés Yann, le DA, en janvier 2006. Si j'avais eu ce blog (il n'est arrivé qu'en février), je vous aurais sans doute demandé votre avis. Ou peut-être pas, peut-être que j'aurai eu trop peur que vous choisissiez le 3ème à gauche en partant du haut !
C'est sur le Neuilly Blog , et c'est savoureux:
(extrait)
Comment. Comment des Neuilléens éduqués, pour la plupart brillants dans leur domaine, instruits comme peu d’autres, peuvent soutenir ce guignol porté par les plus belles ficelles des Hauts-de-Seine ? Comment peut-on tolérer un tel spectacle ? Le niveau zéro de l’esprit. De la politique maléable, du prémâché. Sur scène, on flagorne, on gesticule, on s'embrasse. Sur les gradins, on baille, on écrit le texto qu’on a pas eu le temps d’écrire dans la journée. Le jour venu, on votera pour lui, parce que Lui l’a choisi. En fin de spectacle, Django revient. Il doit regretter de ne pas s’être coupé les trois derniers doigts.
Blaise Hofmann
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